Altkirch 2030
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Transformer la Ville pour en faire un lieu attractif adapté à nos modes de vie modernes, c’est l’objectif du projet Altkirch 2030. Après les études diagnostic et la concertation, une nouvelle phase débute.

LA PREMIÈRE PHASE DU PROJET ALTKIRCH 2030 S’EST ACHEVÉE EN DÉCEMBRE DERNIER, AVEC LA PRÉSENTATION DES RÉSULTATS DES ÉTUDES ET DE LA CONCERTATION. UN DIAGNOSTIC PRÉCIEUX POUR POURSUIVRE LA RÉFLEXION ET LANCER LES PREMIÈRES ACTIONS CONCRÈTES.

Initié en 2017, le projet Altkirch 2030 est entré dans le vif du sujet en juin dernier, avec une première phase consacrée aux études diagnostic et à la concertation.

Pendant six mois, de juin à décembre 2018, citoyens et spécialistes (*) ont planché sur trois sujets: l’urbanisme au sens large, niveau de vie et habitat compris, le commerce et les mobilités (ou déplacements).

Données statistiques et ressentis ont été collectés, compilés et synthétisés pour en tirer un portrait de la ville. Un instantané, révélateur des difficultés rencontrées mais aussi des points forts sur lesquels s’appuyer.

Sur les déplacements, la photo reflète plutôt bien la réalité. Si l’on ne peut pas parler de congestion du trafic ou des parkings au sens où on l’entend pour une métropole, ça coince tout de même ici ou là. Voitures très (trop ?) nombreuses dans le centre ville, aménagements cyclables, trafic pendulaire, desserte des secteurs d’activités par les transports en commun ou encore accessibilité pour les personnes en situation de handicap : les marges de progression sont importantes.

Concernant le commerce, l’image se révèle contrastée. Certes, les locaux vacants (16% du total), la disparité des devantures, l’absence de lieux de convivialité et le manque de lisibilité du cœur de ville apparaissent comme des freins.
Mais Altkirch dispose dans le même temps d’une offre commerciale attractive, riche et variée, capable de satisfaire une clientèle de proximité – citadins et habitants des communes situées à 15-20 mn de la ville centre. Des atouts qu’Altkirch 2030 entend bien exploiter.

Quant à l’urbanisme, le diagnostic sur le niveau de vie et l’habitat est encourageant. Les chiffres montrent en effet que la répartition des foyers fiscaux est restée globalement la même et que la tranche des petits revenus, inférieurs à 10 000 euros, a tendance à diminuer, en pourcentage et en nombre.
L’impression de paupérisation, suggère le diagnostic, est peut-être davantage liée à la vacance des locaux, la qualité des bâtiments ou des espaces  publics.
Globalement, la ville gagnerait à mieux relier ses différents secteurs (centre ville, gare, équipements au sud, etc.) et à mieux définir le rôle des espaces publics.

En ouvrant la deuxième phase du projet avec l’aménagement de la Place de la République et le parc à l’arrière de la Mairie, la Ville a précisément choisi deux sites transversaux et structurants. Deux lieux emblématiques du potentiel de transformation de la cité: une friche et un parking aujourd’hui, un lieu de vie et un espace public attractif demain !

(*) Le projet Altkirch 2030 associe la Ville d’Altkirch, les bureaux d’études et de conseil Kax, Item et Commerces et marchés de France. Il bénéficie du soutien financier de la Caisse des dépôts.

ETUDE DE CAS

Un plan de circulation contraint dans l’hypercentre

Traversée par deux axes structurants, la D432 en nord-sud et la D419 en est-ouest, Altkirch est un pôle d’attractivité pour le Sundgau. Mais la topographie et un bâti dense dans le centre-ville compliquent le plan de circulation : la majorité des voies sont à sens unique dans l’hyper centre, le secteur ne dispose que d’un seul véritable axe d’entrée/sortie et certaines intersections sont peu lisibles. Les difficultés apparaissent quand les axes cumulent plusieurs fonctions, ou que la gestion des intersections favorise des axes moins prioritaires, par exemple le stop de l’avenue Poincaré qui laisse la priorité à la rue de Ferrette.